Plaisir sexuel

Avant tout, la sexualité est censée être plaisante et agréable pour toute personne qui y participe. Le plaisir sexuel fait généralement référence aux sentiments de satisfaction, de connexion et de bien-être qu’il est possible de ressentir lorsque l’on participe à des activités sexuelles.

Ça peut être une sensation ressentie tout autant dans ton corps, par les sensations physiques excitantes, que dans ta tête à travers ton imaginaire sexuel et ta fantasmatique.

Le plaisir sexuel peut être éprouvé à travers:

  • L’exploration du corps de son ou sa partenaire
  • La découverte des sensations plaisantes chez soi par la masturbation
  • La création de scénarios excitants dans sa tête, etc.

La découverte de soi

Tu désires connaitre la recette magique de comportements sexuels qui permettraient à tout le monde, sans exception, d’éprouver du plaisir sexuel jusqu’à l’orgasme? On a de mauvaises nouvelles pour toi : ça n’existe pas.

Comme le corps de chaque personne est différent, les éléments stimulant physiquement, émotionnellement ou psychologiquement une personne sont tous aussi différents.

Pour éveiller le plaisir entre tes draps, il est préférable que tu connaisses ce qui te procure toi-même du plaisir sexuel afin d’être mieux en mesure de l’exprimer à tes partenaires. L’autre personne ne peut pas deviner à ta place ce que tu aimes!

Les zones érogènes

Certaines zones du corps peuvent être plus sensibles au plaisir sexuel; c’est ce qu’on appelle les zones érogènes. Ces parties du corps ont davantage de récepteurs nerveux, c’est-à-dire davantage de petits capteurs situés sur la peau qui permettent au cerveau de ressentir les touchers, les chatouillements, les pressions, les baisers, les vibrations, les effleurements, etc.

Bien sûr, les organes génitaux comme le clitoris, la vulve, le pénis, les testicules, la prostate et l’anus sont des zones particulièrement sensibles. Toutefois,  le cou, la nuque, les oreilles, la bouche, les mamelons, le périnée, l’intérieur des cuisses, le pubis et les fesses ont aussi le potentiel de t’amener jusqu’au septième ciel. 

Tu peux toutefois avoir certaines de celles-ci qui ne te suscitent pas de plaisir ou en découvrir d’autres qui ne sont pas dans cette liste.

Comme le plaisir sexuel peut être éprouvé à travers toute une diversité d’activités sexuelles, les relations sexuelles n’ont pas à se limiter à la pénétration vaginale. Pour être plaisantes, les relations sexuelles peuvent l’inclure, mais il peut ne pas y en avoir non plus!

Les activités sexuelles devraient te permettre de découvrir quelles régions de ton corps te procurent du plaisir en explorant différents types de touchers par toi-même ou avec d’autres personnes.

Pour explorer toute nouvelle sensation ou activité, il est recommandé d’y aller à son rythme, de manière graduelle et d’utiliser du lubrifiant, au besoin, pour éviter toutes blessures ou sensations qui pourraient être douloureuses ou désagréables.

Le désir sexuel

T’es tu déjà surpris(e) à ressentir de la chaleur entre tes jambes ou des papillons surexcités dans ton ventre qui t’amenaient à vouloir te rapprocher physiquement d’une autre personne? C’est un peu ça, le désir sexuel. 

Ça peut être décrit comme une envie, un intérêt ou une pulsion à participer à des activités sexuelles pour répondre à un besoin ou pour en retirer du plaisir. C’est cet élan intérieur qui pousse une personne à rechercher une stimulation sexuelle, à amorcer une expérience sexuelle ou à s’y montrer réceptive pour potentiellement satisfaire un plaisir sexuel.

Il peut être éveillé par des pensées reliées à la sexualité, des fantasmes sexuels, des souvenirs d’expériences érotiques, des émotions agréables ou un effet stimulant des cinq sens.

Il ne fonctionne toutefois pas de la même manière pour tout le monde; certaines personnes ont un désir qui est plus spontané, alors qu’il est plus réactif chez d’autres.

Freins et accélérateurs au désir sexuel

As-tu déjà remarqué qu’une partie de jambes en l’air t’intéresse bien moins lorsque tu as peu dormi et que tu vis beaucoup de stress avec la fin de la session? Ta priorité à ce moment est simplement d’aller te coucher; pas de t’épanouir sexuellement.

L’intensité de ton désir sexuel peut varier tout au long de ta vie selon divers facteurs sur lesquels tu n’as pas toujours de contrôle comme les variations hormonales reliées à la grossesse ou au cycle menstruel.

Certains facteurs biologiques, psychologiques, culturels et relationnels peuvent augmenter ton désir sexuel, alors que d’autres peuvent l’inhiber. Ces éléments qui accélèrent ou freinent ton désir sexuel font ainsi pencher ta balance décisionnelle pour t’amener à vouloir participer ou non à une activité sexuelle.

« Suis-je normal·e ?»

Il n’y a pas de niveau « normal » de désir sexuel auquel tu peux te comparer, ça dépend vraiment de chacun(e). Comme le niveau de désir sexuel peut être différent au sein d’une relation, certains conflits ou tensions peuvent émerger. Si c’est ton cas, n’hésite pas à venir consulter les services de l’Espace psychosocial du cégep pour en discuter.

Ce n’est pas en mangeant un kilo d’huîtres, supposément aphrodisiaque, que tu vas soudainement avoir envie de frencher.

Le mieux est d’analyser l’évolution de ton propre désir sexuel et d’identifier les facteurs qui peuvent l’accélérer ou le freiner. Tu vis une panne de désir sexuel depuis quelque temps? Pas de panique, on t’invite à consulter un(e) professionnel(le) de la santé ou un(e) sexologue pour clarifier ce que tu vis et t’accompagner.

L'excitation sexuelle

L’excitation sexuelle correspond aux réactions physiologiques, c’est-à-dire les réactions qui surviennent dans le corps, en lien avec la sexualité. Certaines réactions peuvent être observables, tels que l’érection du pénis, l’érection des mamelons ou la lubrification vaginale alors que d’autres le sont moins; ton cœur qui bat la chamade et tes muscles qui se tendent.

Ces réactions surviennent généralement en présence de désir sexuel ou de stimulation sexuelle, mais elles peuvent aussi survenir à des moments improbables, sporadiques ou même sans plaisir sexuel. Par exemple, l’érection du pénis en plein cours de math, même s’il n’y a rien d’excitant là-dedans, ça peut arriver.

Les signes physiques d’excitation sexuelle ne signifient donc pas toujours qu’il y a du plaisir sexuel.

Par exemple, une personne pourrait éprouver beaucoup de plaisir sexuel et de désir sexuel, mais avoir très peu de lubrification vaginale. Ou le contraire! Les deux ne sont donc pas systématiquement reliés et l’un n’entraîne pas toujours l’autre.

Le grand « O »

L’orgasme est souvent décrit comme le point culminant du plaisir sexuel ou une expérience intense de plaisir au niveau corporel, psychologique et émotionnel.

Au niveau physique, l’orgasme est généralement accompagné de contractions musculaires et d’un afflux sanguin au niveau des organes génitaux. Un sentiment de détente, de bien-être profond et de relâchement physique l’accompagne. 

L’éjaculation de liquides corporels peut accompagner l’orgasme autant chez les personnes ayant un pénis qu’un vagin. 

Contrairement à certaines croyances populaires, ayant été notamment valorisées dans la pornographie, l’orgasme n’est pas indispensable pour éprouver du plaisir durant une relation sexuelle. Il peut être tout à fait normal de ne pas atteindre l’orgasme à chaque relation sexuelle. Parfois, la montée de plaisir, d’intimité et de confort avec l’autre peuvent être suffisants pour se sentir satisfait(e) sexuellement.   

Le plaisir sexuel va donc bien au-delà de l’orgasme puisqu’il peut être éprouvé tout au long des activités sexuelles. 

Besoin de soutien

Vous avez des questions et commentaires? Vous souhaitez parler à l’équipe psychosocial de votre cégep ?

Retour en haut