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Consentement - VACS

Consentement

Les critières du consentement valide

Le consentement sexuel représente l’accord volontaire libre, éclairé, enthousiaste, explicite, spécifique et continu d’une personne de participer à des activités sexuelles.

Il s’agit toutefois bien plus que la simple obtention de la « permission » ou de l’« accord » de l’autre pour éviter de se retrouver dans le trouble au niveau juridique. C’es accorder une grande importance à son niveau de plaisir, de confort et d’aisance tout au long des activités sexuelles. 

Centrer nos pratiques sexuelles sur le consentement permet aussi de réaliser que cela est bien plus excitant et plaisant quand l’autre personne nous désire autant que nous la désirons.

Que ce soit dans le cadre d’un couple ou d’une aventure d’un soir, le consentement s’applique à toutes les relations interpersonnelles.

La personne a la possibilité et les aptitudes pour accepter ou refuser de participer aux activités sexuelles. 

 

Exemples de non-consentement :

  • Présence de menaces, de chantage, de force physique ou de pression psychologique;
  • Présence d’une personne en situation d’autorité, de dépendance ou de confiance pour toute personne de < 18 ans;
  • Situation de dépendance pour les personnes en situation de handicap mental ou physique;
  • État de conscience altéré (drogues, alcool, sommeil, inconscience).

Être intoxiqué·e par la drogue ou l’alcool n’est jamais une invitation à avoir des contacts sexuels. 

La personne sait à quels gestes et à quelles activités elle consent. Elle connait les conditions dans lesquelles vont se dérouler les activités sexuelles ainsi que ce qu’elles impliquent, donc elle peut faire un choix en tout connaissance de cause.

Exemples de non-consentement :

  • Mensonges; 
  • ITSS non dévoilée (VIH);
  • Stealthing (retrait du condom à l’insu de l’autre) ou condom percé et endommagé;
  • Revenge porn, enregistrement non consenti des activités sexuelles ou autre partage non consenti d’images intimes.

La personne a envie de participer aux activités de manière manifeste et évidente. Elle éprouve du plaisir, désire échanger une intimité et participe activement aux activités.

Exemples de non-consentement :

  • Pression et/ou arguments: « Laisse-toi faire, moi j’ai envie de continuer »;
  • Ambivalence, doute ou hésitation à participer;
  • Communication non verbale qui démontre une hésitation, un recul ou de l’indécision.

Le consentement doit être démontré de manière active et claire, soit par des paroles, des attitudes, des gestes ou des actions. Le consentement de l’autre ne doit pas être tenu pour acquis.

Exemples de non-consentement : 

  • « Déduire » le consentement d’une personne qui « avait l’air » consentante;
  • Garder le silence, ne rien faire ou ne pas réagir.

Il n’est pas possible de « tenir pour acquis » que l’autre a donné son accord puisqu’iel doit le démontrer activement par des paroles et/ou des comportements pour que le consentement soit présent.

Le consentement doit être revalidé à chaque activité sexuelle puis celui-ci peut être retiré à tout moment. Par exemple, embrasser la personne ne constitue pas un laissez-passer pour d’autres contacts intimes ou sexuels. 

Exemples de non consentement :

  • Assumer qu’il est possible de faire toute activité sexuelle étant donné que la personne a dit « oui » au début;
  • Changer d’activités ou de positions sexuelles sans vérifier le niveau de confort et d’aisance de l’autre personne;
  • Imposer des activités sexuelles à une personne puisqu’elle avait accepté de t’embrasser au début de la soirée;
  • Tenir pour acquis que la personne veut avoir des relations sexuelles à nouveau si elle avait déjà accepté par le passé;
  • Croire que l’autre doit toujours accepter de participer à des rapports sexuels au sein d’un couple.

Besoin d'inspiration?

Voici quelques façons de vérifier le consentement de l’autre à travers sa communication non verbale:
  • Expressions faciales qui démontrent son plaisir (ex: présence d’un sourire, d’halètements, de regards langoureux, etc.); 
  • Réciprocité dans les échanges ou prise des devants par l’autre (ex: elle nous embrasse en retour, se rapproche ou touche notre corps activement avec ses mains);
  • Réponse aux gestes posés avec enthousiasme et plaisir (ex : gémissements, respiration profonde, corps détendu, etc.).
Plein de questions bien simple peuvent te permettre de valider le consentement de l’autre comme: 
En voici quelques exemples:
  • As-tu toujours envie que je continue? 
  • Ça va? T’as envie de quoi? 
  • Qu’est-ce que tu veux faire? Jusqu’où veux-tu aller? 
  • Voudrais-tu essayer…? Aimes-tu ça quand je fais …? 
  • Montre-moi ce que tu aimes. 
  • En as-tu envie? Veux-tu que je continue? Veux-tu arrêter ? 
Respecter le consentement de l’autre n’a pas besoin d’être compliqué ni de « briser le moment ». Le consentement peut être vérifié de manière érotique et excitante en apprenant ce qui procure du plaisir à l’autre durant les rapports sexuels.  
 
Tu veux explorer d’autres façons de vérifier le consentement de tes partenaires? Clique plus bas!

Comment réagir quand tu doutes du désir de l'autre?

Dans le cas où tu doutes du consentement de ton.ta partenaire, tu peux lui poser une question pour t’assurer de son confort et de son désir de poursuivre.  Si la personne ne te réponds pas, si elle nomme son désir d’arrêter ou si elle semble passive, ambivalente ou incertaine, c’est le moment d’arrêter toute activité sexuelle et de valider avec elle comment elle se sent. Il y a des tonnes de raisons qui peuvent mener une personne à vouloir arrêter ou à refuser de participer à des activités sexuelles, puis cela ne devrait pas être pris personnellement. Le non-consentement d’une personne ne devrait pas être perçu comme un rejet, une critique ou un reproche. Bien que cela peut être décevant ou surprenant, la meilleure chose à faire est de respecter le rythme de l’autre personne pour que chacun.e se sente à l’aise. 
 
Si une personne ne semble pas certaine de vouloir participer à des activités sexuelles, il est très facile de simplement répondre: « Hey c’est vraiment correct si tu n’es pas certain.e ou si ça te tente pas. J’aime bien mieux que tu me le dises. Je veux m’assurer que ça te tentera vraiment quand on le fera. Préfères-tu qu’on se colle à la place?».
 
Se soucier du plaisir et du confort de l’autre permet d’être un·e partenaire attentionné·e et de démontrer à l’autre que son plaisir est aussi important que le sien. 

Exemples de non-consentement

  • La personne exprime son refus par des paroles, des gestes ou une attitude froide ou fermée;
  • La personne est paralysée par la peur,
  • La personne craint de réagir ou de parler;
  • La personne n’a pas d’autres choix que de faire ce que l’autre lui demande;
  • La personne est obligée par la force physique ou psychologique (chantage, menaces, intimidation, manipulation, violence, etc.);
  • La personne est sous l’effet de l’alcool ou de la drogue;
  • La personne dort; 
  • La personne semble hésiter (ex : « Je ne sais pas », « peut-être pas ce soir », « euh… »);
  • La personne se sent forcée de faire ce que l’autre veut (la personne ressentait de la pression puisque l’autre a insisté, iel a menacé de la quitter, de le dire à d’autres personnes ou de lui faire du mal, iel lui a fait peur, iel a utilisé de la force contre elle, etc.);
  • Utilisation de phrases qui ressemblent à ceci : « Les autres le font plus souvent que nous ! », « Avoir su que tu n’aimais pas le sexe j’aurais… », «Tu ne peux pas commencer pis arrêter en plein milieu ! », « Okay ben si ça te tentes pu, tu pourrais au moins faire du sexe oral! », « Si tu m’aimes vraiment, tu vas le faire », « Sinon je vais te laisser », « Bin là! Tu avais dit oui. », « Tu m’aimes pu? »;
  • Tu as envie d’avoir des contacts sexuels, mais il s’agit d’une personne en position de pouvoir ou d’autorité face à toi (ex: ton·ta boss, un·e coach, etc.).

Le consentement doit également être actif !

Il n’est pas possible de « tenir pour acquis » que l’autre a donné son consentement puisqu’iel doit le démontrer activement par des paroles et/ou des comportements pour que le consentement soit présent. Comme le consentement est un accord continu, il est nécessaire de constamment rester attentif·ve au langage verbal et non verbal de l’autre.

Ainsi, le silence d’une personne ou l’absence de résistance physique ne constitue pas une forme de consentement.

Lors d’activités sexuelles, il relève aussi de la responsabilité de chaque personne de mettre en place les conditions nécessaires pour que chacun·e se sente à l’aise d’exprimer son accord ou son désaccord pour y participer. C’est seulement en offrant à l’autre la possibilité de refuser, qu’il est possible d’avoir vraiment confiance en son « oui ».

Le consentement fait vraiment toute la différence entre une relation sexuelle plaisante et une expérience douloureuse émotionnellement, psychologiquement et physiquement. 

La communication sexuelle

Le consentement sexuel fait plutôt partie de la communication sexuelle de manière plus globale. En effet, cela regroupe aussi la communication de nos besoins, de nos préférences sexuelles, des activités sexuelles que nous désirons explorer ou qui nous intriguent, de nos limites face à certains gestes, etc.

Afin d’avoir une vie sexuelle satisfaisante et épanouie, cette communication doit se dérouler avant, pendant et après les activités sexuelles. Comme chaque personne vit son plaisir d’une manière différente, il n’est pas possible pour nos partenaires de deviner nos préférences sexuelles si celles-ci ne lui sont pas communiquées.

Tu veux en apprendre davantages sur la communication sexuelle? 

Le consentement en situation de consommation​

ll peut être difficile d’établir la validité du consentement en contexte de consommation, puisque le niveau de tolérance varie selon chaque individu. Selon les critères légaux, le consentement n’est pas valide si l’état de conscience d’une personne est altéré par une ou des substances psychoactives. L’alcool et les drogues peuvent altérer les capacités de jugement et donner l’impression d’être en état de consentir. Il peut être plus difficile pour certain∙e∙s de se rappeler leurs valeurs, leurs limites… et c’est encore plus difficile de les nommer et de les faire respecter. Si l’une des deux se retrouve à faire des choses qu’elle ne souhaitait pas, elle peut porter plainte. Bref, avoir une relation sexuelle avec une personne ayant consommée, c’est un risque à prendre. 

Capsule sur le consentement sexuel

Cette vidéo a été conçue dans le cadre de la Semaine nationale de l’éducation juridique pour aider les enseignant.es à mieux expliquer à leurs élèves les enjeux juridiques entourant le consentement sexuel.

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